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Interview mit André Degbeon in dem international bekannten Magazin "Jeune Afrique"
Télévision, politique, cet Ivoirien fait tout pour changer l’image des Africains auprès des Allemands. Un combat difficile dans un pays où les clichés ont la vie dure.
Quand il évoque l’Afrique et le regard condescendant que les Européens portent parfois sur le continent, il s’emporte et sa voix monte soudain dans les aigus. C’est épidermique. Il faut dire qu’André Degbeon, Ivoirien de 53 ans, a fait de la lutte contre les clichés son cheval de bataille. Il veut changer l’image de l’Afrique, en particulier en Allemagne, terre où il a élu domicile voilà trente ans. Et la tâche est immense?: ce pays connaît mal l’Afrique, et ses habitants restent perclus de préjugés. « L’image de l’Africain a peu changé depuis l’époque où on les parquait dans des zoos, analyse-t-il sans détour. Le continent est toujours associé aux animaux sauvages, à la savane. » Selon lui, rien n’est fait pour que cette vision change, surtout pas dans les médias. « La presse allemande ne relaie que des informations négatives, de misère, de maladie et de corruption. Comment voulez-vous qu’ensuite, lorsqu’un chef d’État africain vient rencontrer la chancelière, Angela Merkel, on lui parle d’égal à égal?? » Il aime à répéter ce proverbe africain qui dit que « la main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit ».
D’où son idée, en 2003, de créer en Allemagne une chaîne de télévision qui donnerait une image positive de l’Afrique. « Dès que j’ai commencé à parler de ce projet, j’ai reçu de nombreuses réactions favorables, il y avait une vraie demande », se souvient Degbeon, ému. Afro TV n’aborde guère les sujets qui fâchent (« je laisse ce soin aux médias occidentaux »), et préfère évoquer des initiatives réussies, diffuser des documentaires, présenter des entrepreneurs… Des thèmes « que les Allemands n’ont pas l’habitude de voir ». À l’origine diffusés sur le canal régional berlinois Spree Kanal, les programmes sont aujourd’hui en phase de migration sur internet « pour augmenter la visibilité ». Internet a aussi l’avantage d’être « moins cher ». Car les financements, pour l’heure, sont durs à trouver, et la publicité n’abonde pas. Tout, ou presque, est payé avec les deniers personnels de Degbeon.
Affable, l’homme au regard rieur n’abandonne pas. Dernièrement, il a eu l’idée de vendre les DVD de ses émissions en Afrique, afin d’augmenter les recettes d’Afro TV. La persévérance est un trait de son caractère, disent ceux qui le connaissent.
Pour les beaux yeux d'une Blanche
Né dans la région du Moyen-Comoé (à Agnibilékrou), Degbeon est arrivé à Berlin à l’âge de 23 ans. Pour les beaux yeux d’une Blanche, allemande, partie pour une mission de quatre ans en Afrique, avec qui il a un fils, également né en Côte d’Ivoire. En Allemagne, Degbeon apprend la langue, se forme au journalisme et à la télévision. En 1995, il fonde le premier jardin d’enfants germano-africain de Berlin. Dans cette ville, il sera souvent l’homme des premières fois. Comme en 2001, quand il est le premier Noir à se présenter à une élection municipale, dans le quartier très conservateur de Wilmersdorf-Charlottenburg. S’il n’obtient que 1,5 % des voix, ce geste symbolique lui permet de mettre en avant les Africains de Berlin, que beaucoup font semblant de ne pas voir. Après ce premier pas en politique, il en fait un second au sein du Parti social-démocrate (SPD), qui le contacte à la suite de sa candidature remarquée. L’expérience s’avère amère. Il déchante et se rend compte qu’à l’échelle d’un quartier on ne lui laisse pas sa chance. Il ne reçoit pas les invitations lors des décisions importantes, et se sent écarté du jeu. Il s’éloigne du parti, sans pour autant perdre le goût de l’action politique.
Depuis 2008, il est membre du Migrationsrat, le conseil consultatif des immigrés de Berlin, organe qui se charge d’aider les étrangers dans leurs démarches quotidiennes, intervient pour bloquer des demandes d’expulsion ou discute avec le Sénat des lois concernant les étrangers. Une forte responsabilité qu’il « assume avec plaisir ».
Né sous le signe du caméléon - belle métaphore pour un Africain vivant en Allemagne -, Degbeon ne baisse jamais la garde. Son dernier combat?: la représentation des Africains en Allemagne. À l’origine, un discours dans lequel le président de la République fédérale, Christian Wulff, évoque une rencontre avec les représentants de la diaspora africaine. Mais quand André Degbeon veut en savoir plus, connaître qui sont ces représentants et comment ils ont été choisis, pas de réponse. « On ne veut plus que l’on parle à notre place. Ce sont aux Africains de décider qui les représente », s’insurge-t-il, au risque de passer pour un gêneur.
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2644p060-061.xml0/
AFRO TV BERLIN IST SEIT 2011 OFFIZIELLES MITGLIED
DES AFRIKA-VEREINS DER DEUTSCHEN WIRTSCHAFT
AFRO TV Geschäftsführer André Degbeon auf Afrikareise 2009.
André Degbeon wurde von der Regierung Togos beauftragt eine Expertise für den Wiederaufbau des Landes zu erstellen. Die Ergebnisse der Expertise führten dazu, dass internationale Investoren ins Land zurückkehrten.
AFRO TV zu Besuch bei dem Premierminister von Togo, Gilbert F. Houngbo,
September 2009
AFRO TV Geschäftsführer André Degbeon mit Dr. Dela Apedjinou und Jao Melo De Sampaio, Vertreter der Europäischen Union in Lomé, August 2009
Treffen mit dem Generaldirektor des Hafens von Lomé,
Contre-Admiral Fogan Adégnon, August 2009
Besuch bei Mme Salomey Yamadjako, Vertreterin des UNDP (United Nations Development Programme) in Lomé, August 2009
AFRO TV Produzent und Geschäftsführer André Degbeon im Interview: Gesichter Afrikas
André Degbeon ist TV-Produzent und Gründer von AFRO TV BERLIN. Er wurde in der Elfenbeinküste geboren.
Was mich persönlich mit unserem Nachbarkontinent Afrika verbindet:
Afrika ist mein Herkunftskontinent, ich bin dort geboren und aufgewachsen. Ein Teil meiner Familie und Verwandten lebt noch dort, und ich habe noch gute Kontakte zu meinen ehemaligen Freunden. Ich verfolge auch tagtäglich die politischen Geschehnisse auf dem Kontinent. Beispielweise die Flüchtlingsproblematik, die Kriege in Somalia, im Tschad, im Kongo, in Äthiopien, die Lage in der Côte d’Ivoire, die Hungersnot im Niger etc.
Welche Zukunft ich mir für die europäisch-afrikanischen Beziehungen wünsche:
Ich würde mir wünschen, dass Europa mehr wirtschaftliche und technische Unterstützung vor Ort in Afrika leistet. In Bezug auf die finanzielle Unterstützung soll darauf geachtet werden, dass das Geld nicht in korrupten Händen landet. Europa soll sich hinsichtlich politischer Entscheidungen in den jeweiligen Ländern zurückhalten beziehungsweise sich nicht einmischen. Sozialer Wohlstand erfordert bessere Bildung, mehr Arbeitsplätze für alle, die arbeiten wollen, und mehr Geld. Das wird bestimmt das soziale Leben der Menschen auf dem Kontinent verbessern. Wenn man in Afrika über Ökologie reden will, muss man die Menschen dort vorher aufklären, welche Ursachen die Zerstörung der Wälder haben kann – am besten mit Beispielen, Bildern, Berichterstattungen, wissenschaftlichen Studien etc. Ich würde im Allgemeinen sagen, dass eine gute Alphabetisierung die Voraussetzung für das Vorankommen des Kontinents in jeder Hinsicht ist.
André Degbeon als Reporter bei der SIAO (Internationale Kunsthandwerksmesse in Ouagadougou) 2008
André Degbeon zusammen mit Alphadi, dem Top-Modedesigner aus Afrika
André Degbeon bei der UNESCO Gala 2009 in Düsseldorf